Il y a une vingtaine d’années, une soirée tranquille se résumait souvent à un programme télé, un DVD loué au vidéoclub ou une partie de console entre amis. Aujourd’hui, la plupart de nos loisirs passent par un écran connecté, et bien souvent par celui de notre téléphone. Sans forcément s’en rendre compte, nous avons changé notre façon de nous divertir. Petit tour d’horizon de cette évolution.
Le streaming a remplacé la grille des programmes
Le premier grand changement concerne la vidéo. Les services de streaming comme Netflix, Disney+ ou Prime Video ont pris la place du magnétoscope et, en partie, de la télévision classique. On ne regarde plus ce qui passe à 20h30, on choisit ce que l’on veut voir, au moment où on le veut, sur la télé du salon, sur un ordinateur portable ou sur une tablette dans le train.
Les chaînes belges ont d’ailleurs suivi le mouvement avec leurs propres plateformes de replay. Même le cinéma s’est adapté : certains films sortent désormais directement en ligne, sans passer par les salles.
La musique a connu la même transformation. Spotify, Deezer ou Apple Music ont fait disparaître les piles de CD au profit d’un abonnement qui donne accès à des millions de titres. Les podcasts, eux, ont trouvé leur place dans les trajets domicile-travail.
Les jeux vidéo sont sortis du salon
Le jeu vidéo est longtemps resté une affaire de console branchée sur la télévision ou de PC bien équipé. Ce n’est plus le cas. Le smartphone est devenu la première plateforme de jeu au monde, avec des titres simples que l’on lance pour cinq minutes dans une salle d’attente.
Les consoles n’ont pas disparu pour autant, mais elles sont elles aussi connectées. On télécharge ses jeux, on joue en ligne avec des personnes à l’autre bout du pays, on regarde des parties commentées sur Twitch ou YouTube. Pour beaucoup de jeunes adultes, regarder quelqu’un jouer est devenu un loisir en soi.
Les jeux d’argent aussi sont passés en ligne
Le secteur du jeu a lui aussi suivi cette évolution. Là où il fallait autrefois se déplacer dans un établissement, les plateformes de casino en ligne permettent aujourd’hui d’accéder depuis son ordinateur ou son smartphone à différents types de jeux.
En Belgique, cette activité est encadrée par la Commission des jeux de hasard, qui délivre les licences nécessaires aux opérateurs. Des acteurs comme Wellington Casino proposent par exemple des machines à sous, des jeux de dés, de la roulette, du blackjack ou du vidéo poker, dans des versions automatiques où l’on joue contre la machine, accessibles en français, en néerlandais ou en anglais.
Il s’agit bien entendu d’un divertissement réservé aux adultes, et il reste important de garder la mesure, comme pour tout jeu d’argent.
Des applications pour tout, ou presque
Au-delà de ces grandes catégories, le smartphone a fait entrer dans nos poches une multitude de petits loisirs. Lire un livre sur une liseuse ou une application, faire des mots croisés en ligne, apprendre quelques mots d’italien sur Duolingo, suivre une séance de yoga en vidéo, regarder des recettes de cuisine sur Instagram : tout cela n’existait pas, ou pas sous cette forme, il y a quinze ans.
Les réseaux sociaux occupent d’ailleurs une bonne partie de ce temps de détente. Faire défiler des vidéos courtes sur TikTok ou YouTube est devenu, pour beaucoup, la pause par défaut entre deux tâches.
Ce que cela change au quotidien
Le point commun de toutes ces évolutions, c’est la disparition des contraintes de lieu et d’horaire. On peut regarder un épisode à midi dans un espace de coworking, écouter un podcast en marchant et reprendre une partie le soir dans son canapé. Le divertissement s’est fragmenté en petits moments répartis dans la journée.
Cette souplesse a aussi son revers. Beaucoup de personnes constatent qu’elles passent plus de temps qu’elles ne le voudraient devant un écran, et les fabricants eux-mêmes ont ajouté des outils pour mesurer et limiter ce temps.
Reste que le mouvement ne s’inversera sans doute pas. Le vidéoclub a fermé, le CD se fait rare et la console reste connectée. Nos loisirs sont devenus numériques, à nous de trouver le bon équilibre pour qu’ils restent un plaisir.
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